Tout lire sur: Véronique Cloutier Livres
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Vivantes
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En France, une femme est tuée par son compagnon ou ex-compagnon tous les deux jours et demi. Cela représente, officiellement, cent vingt-cinq féminicides par an. Mais derrière ces chiffres glaçants, il y a des vies volées, des visages oubliés, des silences qui persistent.
Certaines sont poignardées, d’autres battues, étranglées, brûlées vives ou précipitées du haut d’un immeuble. Des crimes d’une violence inouïe, souvent précédés de mois, voire d’années, de contrôle, de menaces et d’humiliations.
Sarah Barukh en a réchappé. Pendant dix ans, elle a vécu sous emprise, la peur au ventre, les nerfs à vif. Ce n’est qu’en trouvant refuge chez ses parents qu’elle a commencé à respirer à nouveau — et à mesurer la chance qu’elle avait d’être encore en vie, quand tant d’autres n’ont pas survécu.
De ce sursaut est né un engagement. Dans un ouvrage bouleversant, Sarah mêle son propre récit à ceux de victimes dont le nom n’a jamais fait les manchettes. Elle explore les rouages de cette violence systémique — ce que l’ONU nomme désormais comme la «pandémie de l’ombre» — en interrogeant les causes profondes du féminicide : le patriarcat, l’inaction politique, les failles judiciaires, le manque de protection.
Mais surtout, elle refuse de s’arrêter à l’indignation. À travers ses pages, elle propose des pistes de solutions concrètes pour prévenir, protéger et réparer. Parce que chaque voix qui se lève peut devenir un rempart contre l’oubli. Parce que, comme elle l’écrit : «il ne suffit pas de survivre, il faut faire en sorte que d’autres ne meurent pas».
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