Source : Le Devoir
La militante écologiste hondurienne Berta Cáceres a été de tous les combats avant d’être froidement abattue par balle à 44 ans, chez elle, dans la nuit du 2 au 3 mars 2016. Sa disparition portant la signature des escadrons de la mort est survenue au lendemain de la fin des audiences du procès contre un homme d’affaires accusé d’avoir commandité son assassinat. Le livre Qui a tué Berta Cáceres ? de la journaliste Nina Lakhani revient sur cette incroyable saga judiciaire dont les dessous révèlent un pays d’Amérique centrale gangrené par la corruption des élites et les cartels de la drogue.
Malgré son titre funeste, le livre n’est pas que le récit de la mort de Berta Cáceres. Il est surtout un véritable hommage au parcours de la défenseure des droits de la personne et de l’environnement. Figure emblématique du militantisme environnemental et social au Honduras, Berta Cáceresétait membre de la communauté indigène de Lenca, dans l’ouest du pays. Elle s’était fait connaître pour son combat acharné contre le projet de construction controversé d’un barrage hydroélectrique par l’entreprise Desa sur le territoire autochtone. À la tête du Conseil civique COPINH, une organisation en soutien aux peuples autochtones, elle avait même tenté de paralyser le chantier en organisant des protestations. Elle sera plus tard honorée par le prix Goldman pour l’environnement, et ce, un an avant son assassinat.
Dès les premières pages, le lecteur est littéralement emporté par la puissance d’une intrigue en forme d’enquête aux mille ramifications qui se tient du
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