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Critique de Marées | Panser ses plaies au bord de la mer

Paru en premier sur (source): journal La Presse

Ce qui nous a d’abord intriguée dans ce premier roman, ce sont les attaches de l’autrice, née à Montréal (elle vit aujourd’hui à Boston).

Mis à jour à 19h00

Puis en plongeant dans le texte, on a été séduite par sa plume, qui n’est pas sans rappeler le style éthéré du tout récent Atlantique Nord, de Romane Bladou. Ici encore, on a la mer en toile de fond. Au bout d’un long voyage en autocar, du Québec à la côte est américaine, une femme atterrit dans un motel anonyme ; elle porte un deuil impossible à faire.

Sa vie n’est plus que fragments épars, dispersés par le vent – une image que l’écriture transpose sous la forme de petites bulles qui nous racontent tout doucement son histoire. À son âme déjà brisée, elle impose une autodestruction méthodique et cruelle, à laquelle se mêlent des souvenirs douloureux, bien avant que s’entrouvre une étroite lucarne sur un possible après.

Un roman poétique qui s’interroge sur la guérison, l’oubli et l’inéluctable question de partir ou rester.

Marées

Sara Freeman (traduit par Laurence Kiefé)

Bouquins Éditions

317 pages

7,5/10

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Titre: Marées

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