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«Une année de détox vestimentaire»: encore de nouveaux vêtements?

Source : Le Devoir

À l’automne 2021, la journaliste Valérie Simard a été choquée par des images prises par un photographe de l’Agence France-Presse, qui ont fait pendant plusieurs semaines les manchettes de journaux partout à travers le monde. On y voyait le désert d’Atacama, au Chili, enseveli sous une montagne de textile ; 39 000 tonnes de vêtements usagés, des invendus, provenant majoritairement des friperies et des centres de dons des pays du Nord, parmi lesquels le Canada. Ce dépotoir à ciel ouvert, symbole de la surconsommation mondiale, a des effets dévastateurs sur l’environnement ainsi que sur les populations chiliennes.

« J’ai eu un déclic en voyant ces photos, raconte Valérie Simard. Elles m’ont permis de prendre conscience de ma consommation et de ses impacts. J’ai compris que les vêtements que je donnais aux boutiques de seconde main ou aux centres de dons ne trouvaient pas nécessairement preneur. La production de vêtements est si grande qu’elle dépasse les besoins de la population, engorgeant même les marchés de la revente. »

Environ au même moment, le gouvernement québécois a décrété la fin du second confinement lié à la pandémie de COVID-19, encourageant les entreprises à entamer un retour progressif au bureau. « Comme beaucoup de monde, j’ai eu envie de regarnir ma garde-robe. Puis, je me suis demandé pourquoi j’avais cette impulsion, pourquoi les vêtements que je portais avant ne me convenaient plus. Pour déconstruire mes désirs de consommation, je me suis lancé le défi de ne pas acheter de vêtement neuf pendant un an. Or, c’était tellement facile de

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Titre: Une année de détox vestimentaire

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