Source : Le Devoir
« Je ne suis pas écrivain, affirme Benoit Jodoin en introduction de son premier essai, Pourquoi je n’écris pas. Depuis vingt ans, je tourne autour de l’écriture. Je veux dire que je l’étudie, je la commente, je la lis, sans jamais vraiment m’y mettre activement, passer à l’acte : écrire. »
Quels sont les obstacles qui peuvent entraver l’écriture ? La création littéraire est-elle aussi accessible que le laisse entendre le matériel qu’elle nécessite — un papier et un crayon ? La littérature peut-elle être un frein à l’expression de soi ?
À partir de ces questions, Benoit Jodoin sonde les causes sociales qui l’ont empêché d’accéder aux territoires de la création, de prendre le crayon, de faire confiance à sa voix, de raconter sa perspective, ses expériences. Le résultat ? Un essai intime qui puise autant dans le vécu de l’auteur que dans l’histoire de l’art, les études littéraires, les cultural studies, la culture populaire et les livres de croissance personnelle pour mettre en mots le chemin mouvementé, émotif et intellectuel du devenir écrivain.
Après vingt ans à titre d’étudiant et d’acteur du milieu culturel, celui qui est également historien de l’art s’est enfin décidé à prendre la plume. « La rédaction de ma thèse de doctorat a été une expérience déterminante. C’est une forme d’écriture particulière, qui exige une certaine objectivité, un retrait de l’auteur pour éclairer un sujet de manière scientifique. Mes recherches portaient sur les artistes qui utilisent la théorie comme matériau dans leur travail, qui brouillent la frontière entre le discours autour de l’art et
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