Source : Le Devoir
Le Québec vit actuellement l’une des crises du logement les plus complexes de son histoire. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), il manque 600 000 appartements dans la province pour assurer l’accessibilité au logement.
À cette pénurie s’ajoute le coût de l’habitation, qui augmente beaucoup plus rapidement que le revenu des ménages. En 2023, la hausse du loyer moyen a atteint un sommet record de 8 % en raison de la forte demande, alors même que le Tribunal administratif du logement recommande de limiter cette dernière à 4 %.
Des crises, François Saillant en a vu défiler au cours des 38 années qu’il a passées à titre de coordonnateur et porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un regroupement national de défense et de promotion du droit au logement composé de 160 organisations de tous les coins du Québec.
Bien qu’il ait atterri dans cette cause un peu par hasard, il se rappelle avec émotion les quelques années pendant lesquelles il a vécu dans « un taudis », dans un quartier populaire de Québec, alors qu’il n’était âgé que de quatre ou cinq ans. « On entendait les rats se promener la nuit dans les murs et les plafonds, et à tout bout de champ, la voisine d’en bas criait parce qu’elle en apercevait un. »
En dépit des reculs, des changements de gouvernement, de l’inaction politique ou de l’indifférence générale, jamais il n’a baissé les bras ou détourné le regard. « Ça part d’une conviction profonde que le droit au logement, c’est quelque
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





