La vie de Lucie Lachapelle, par amour, par amitié, par ses enfants, et aussi par son travail est, écrit-elle, « liée au monde autochtone depuis près de cinquante ans ». Elle avait 18 ans quand elle s’est rendue pour la première fois au Nunavik et, depuis, elle a multiplié les rencontres, les souvenirs, les découvertes et le ressentiment des injustices. Fragments de vie, récits personnels et intimes, Les yeux grands ouverts témoignent de sa « certitude qu’une réciprocité est possible, au-delà des frontières invisibles que la société a érigées entre nous ». D’une franchise et d’un humanisme exemplaires, elle nous invite à son bras, sans chercher à magnifier son vécu. L’écriture, tressée d’une humble retenue, manque cependant de mordant, atténuant ainsi le spectaculaire de certaines situations qu’on aurait voulu ressentir davantage. Mais l’ensemble est égal, tout entier dédié à l’amour des autres, à la tendresse des regards, à la beauté de l’horizon et aux parfums résineux des conifères.
Les yeux grands ouverts
★★★
Lucie Lachapelle, Éditions de la Pleine Lune, Lachine, 2024, 160 pages
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