Source : Le Devoir
Lorsqu’une amie lui a suggéré de lire le roman Ör, de l’Islandaise Auður Ava Ólafsdóttir, Léa Pool n’a pas mis beaucoup de temps à obtempérer. La cinéaste, admiratrice du travail de l’autrice depuis Rosa Candida, percevait dans leurs oeuvres respectives des intentions et des sensibilités similaires. « J’ai tout de suite vu la possibilité d’en faire un film, en particulier la deuxième partie du livre », précise-t-elle.
Ör raconte l’histoire de Jonas, un quinquagénaire rongé par un mal de vivre, qui s’envole vers un pays dévasté par la guerre dans l’objectif de mettre fin à ses jours. Face à la désolation des lieux, à la misère et à la résilience de ceux qui l’accueillent, Jonas n’a d’autre choix que de remettre sa souffrance en perspective. Allié dans les efforts de reconstruction, porté par des rencontres bouleversantes, l’homme entamera progressivement un long retour vers la lumière.
Sitôt la dernière page tournée, Léa Pool a pris papier et crayon pour convaincre l’écrivaine de lui confier les droits de son livre — une première pour Ólafsdóttir. « J’ai tenté de lui expliquer pourquoi j’avais été interpellée par cette histoire d’entraide et de renaissance, et par ce personnage d’homme doté d’une grande qualité d’écoute et d’une empathie hors du commun. »
La réalisatrice a également souligné à quel point le récit rejoignait les thèmes de certains de ses films, notamment À corps perdu (1988) et La femme de l’hôtel (1984). « J’ai toujours été intéressée par les personnages qui sont en déséquilibre, qui font face à des événements qui
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