Source : Le Devoir
Parfois, ce sont les enfants qui font les films. On n’a qu’à penser aux performances d’Haley Joel Osment dans The Sixth Sense (1999), d’Abigail Breslin dans Little Miss Sunshine (2006) ou de Milo Machado-Graner dans Anatomie d’une chute (2023), qui ont toutes les trois bouleversé des cinéphiles de toutes les générations à travers le monde.
La petite Louise Mauroy-Panzani, qui interprète le rôle principal d’Àma Gloria, est de cette trempe. Presque de tous les plans, la fillette incarne l’enfance dans toute sa brutale honnêteté, faisant de surcroît passer le spectateur du rire aux larmes en un clin d’oeil.
La jeune actrice revêt les traits de Cléo, six ans, une gamine élevée depuis sa naissance par sa nounou Gloria (Ilça Moreno Zego), originaire du Cap-Vert. Cette dernière représente une figure maternelle pour Cléo, qui n’a pas connu sa mère biologique, décédée d’un cancer. Lorsque Gloria est rappelée d’urgence dans son pays natal pour enterrer sa mère et prendre soin de ses deux enfants restés sur l’île, elle invite la petite à venir passer l’été avec elle dans sa famille, avant de se dire adieu pour de bon.
Le Cap-Vert sera pour Cléo le lieu de tous les apprentissages, alors qu’elle goûtera à l’indépendance et à la découverte, apprivoisera les codes d’une culture et d’un langage inconnus et expérimentera, exacerbé par la venue d’un nouveau bébé dans la famille, le plus grand deuil de l’enfance : la réalisation que le monde ne tourne pas exclusivement autour de soi.
Caméra à l’épaule, rivée à
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