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Notre sélection de polars du mois d’avril

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Un sombre passé

Avec ce cinquième roman centré sur le personnage de Konrad, un policier de Reykjavik à la retraite, Arnaldur Indriðason nous fait découvrir l’Islande des années 1960-1970. C’est à ce moment que le père de Konrad a été assassiné, et l’ancien enquêteur cherche toujours à comprendre ce qui s’est passé. Quand fait surface un vieux pistolet datant de l’époque et ressemblant à celui de son paternel, il se met en chasse. La période plutôt sombre fait un peu penser au Québec des années 1950 ; une petite bourgeoisie naissante ferme les yeux quand il le faut, tout en exerçant son ascendant sur une nation cherchant ses repères après le départ des Américains, à la fin de la guerre. En creusant, Konrad met au jour la vie peu reluisante de son voyou de père et ses liens indirects avec un réseau pédophile qui sévissait à l’époque. La quête de Konrad ne sera pas vraiment résolue, mais on en apprend plus sur le personnage alors que l’écriture dense, complexe et envoûtante d’Indriðason — encore une fois merveilleusement rendue par Éric Boury — entremêle les récits à travers trois époques. Les parias est un roman aussi sombre qu’exigeant.
 

Michel Bélair

Les parias
★★★1/2
Arnaldur Indriðason, traduit par Éric Boury, Métailié, Paris, 2024, 320 pages

Sanglant requiem…

La guerre des motards est un épisode sanglant de l’histoire récente du Québec auquel Jacques Côté consacre un deuxième roman. Après avoir posé le conflit de façon originale dans un premier livre (Requiem américain, chez le même éditeur), l’auteur développe, dans

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