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L’endroit préféré de Michel Rabagliati pour lire est sous un pin, l’été, au parc Maurice-Richard dans Ahuntsic, à Montréal. Le bédéiste et auteur de la série Paul y va en vélo, et apporte sa chaise et son roman du moment. « Ça sent bon, il y a un peu de soleil qui passe à travers les aiguilles. »
Si Michel Rabagliati fait des bandes dessinées, il ne lit pas tout et n’est pas collectionneur. Je n’achète plus les derniers Astérix, ça ne m’intéresse plus.
Il suit quelques auteurs contemporains, et avoue qu’il lit plus de romans que de BD. Je lis tranquillement, je n’ai pas de mémoire.
Ses premières lectures sont les livres de Bécassine de sa sœur. Puis, vers l’âge de 6 ans, il commence à plonger dans l’univers de Tintin. Pour moi, le point culminant, c’est Les bijoux de la Castafiore sur le plan de la scénarisation, c’est le plus capoté et le mieux fait.
D’ailleurs, on y trouve un clin d’œil dans son dernier livre, Rose à l’île.
Un amour total pour Gaston Lagaffe
Michel Rabagliati éprouve un grand amour pour Gaston Lagaffe et son auteur, André Franquin. Pour lui, c’est un dieu.
« Quand tu as 7 ans, tu vois déjà que Gaston est supérieur. Il y a un groove dans le dessin. [André Franquin] est tout un dessinateur et un excellent conteur. Et il arrivait à glisser des messages sur le capitalisme, la pollution, les abus des êtres humains. »
Le petit gars de Rosemont se souvient du quartier de son enfance et de la poésie des chansons de Beau Dommage, qui l’ont vraiment touché. L’un des invités est le chanteur Michel Richard, qui interprète Motel mon repos.
Frédéric Nifle, qui a réédité Franquin, Jijé : comment on devient créateur de bandes dessinées, le livre chouchou de Michel Rabagliati, se joint à la conversation.





