Source : Le Devoir
Soline Asselin a commencé très jeune à voyager seule. Elle avait 21 ans lorsque, sac sur le dos, elle est allée pour la première fois en Corée, rêvant d’y entamer une existence digne d’un roman. Par la suite, elle s’est lancée à la découverte des routes des États-Unis, de l’Écosse, de Chypre, du Laos et de la Cisjordanie.
Chaque fois, elle a été étonnée par les réactions que suscitait son départ. « Mes amis, mes proches ou les gens que je croisais sur la route étaient absolument intrigués, avaient peur pour moi ou me disaient que j’étais chanceuse. Enfin, ça ne laissait personne indifférent. Le regard qu’ils posaient sur moi m’a amenée à réfléchir à ce que ça signifie de voyager seule, à ce qui nous permet aujourd’hui de le faire. Puis, j’ai compris que c’était parce que d’autres femmes l’avaient fait avant moi. »
La primo-romancière, qui est aussi cofondatrice du festival Filministes, s’est donc tournée vers les archives pour plonger dans les parcours de femmes qui se sont lancées à l’aventure au fil des époques, traçant le chemin pour les générations futures.
De ces recherches est né le projet d’un livre, qui devait d’abord porter exclusivement sur les voyageuses et prendrait la forme d’une « histoire féministe de l’aventure. » « Je me suis vite aperçue que ce que j’écrivais était trop froid, trop historique. Pour rendre hommage à ces femmes, il fallait une forme qui soit à la hauteur de leurs récits, qui sont eux-mêmes romanesques. J’y ai donc ajouté une trame narrative
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





