Source : Le Devoir
Dog est un chien rongé par la solitude qui habite à Manhattan, quelque part au milieu des années 1980. Dans l’espoir de rompre son isolement, il se fait livrer un robot à monter soi-même. Très vite, les deux amis deviennent inséparables, parcourant la ville en dansant, partageant les tâches et les repas et visionnant des films — leur préféré est Le magicien d’Oz — collés dans leur appartement.
Une nuit de fin d’été, après avoir nagé sur la plage de Coney Island, Robot tombe en panne. Malheureusement, cette journée fatidique marque aussi la fin de la saison du centre de villégiature, qui doit fermer ses portes pour l’hiver. Le coeur en miettes, Dog se résout à abandonner son ami, trop lourd pour être traîné, sur le sable, et promet de revenir le chercher le 1er juin prochain, jour de réouverture. Ce hiatus, porté par les rêves et les espoirs des deux amis, n’aura pas la conclusion escomptée.
Adapté d’un roman graphique de l’Américaine Sara Varon, Mon ami Robot revêt les habits de la fable pour entamer une réflexion nuancée et tout en finesse sur la fragilité de l’amitié, la puissance des souvenirs, la mélancolie du temps qui passe et la pérennité d’un lien, au-delà de la proximité physique et de son maintien réel.
Riche en réflexions, le film d’animation est dénué de toute forme de lourdeur ou de didactisme, misant sur la force de l’émotion, sur des personnages expressifs et une mise en scène vive et colorée pour immerger le jeune spectateur dans son univers,
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