Source : Le Devoir
La mémoire généalogique existe-t-elle ? Les agissements, les choix, les tragédies de nos ancêtres ont-ils une influence sur notre façon d’expérimenter le monde et de réagir aux traumatismes, sur notre capacité de résilience ou encore sur notre fonctionnement psychologique et physique ?
À travers le récit croisé de deux femmes, deux mères, issues de la même lignée — l’une vivant dans l’Irlande du XVIIe siècle, pendant la grande famine de la pomme de terre, l’autre, à New York, dans le Queens d’aujourd’hui —, l’écrivaine américaine Jeanine Cummins triture ces questions et formule de passionnantes pistes de réflexion.
Après la naissance de sa fille Emma, Majella ne se reconnaît plus. Déboussolée, isolée et épuisée, elle désespère, ne se trouvant pas à la hauteur des images maternelles qu’elle façonne dans sa tête depuis l’enfance. Elle-même brisée par une relation mère-fille conflictuelle dans laquelle elle ne s’est jamais sentie écoutée ni comprise, la jeune mère rêve d’offrir mieux à son bébé.
Un jour, Majella trouve dans son grenier un journal intime écrit par l’une de ses ancêtres, Ginny Doyle, mère de quatre enfants et survivante de la famine irlandaise. Au cours de sa lecture, elle tombe sur un passage dans lequel Ginny Doyle raconte avoir tué une femme. Dès lors, Majella se questionne. Est-elle génétiquement programmée pour échouer dans sa maternité ?
En parallèle, Jeanine Cummins développe le parcours de cette mystérieuse ancêtre. En 1846, Ginny Doyle mène une existence heureuse auprès de son mari, Raymond, et de ses quatre enfants lorsqu’un fléau s’abat sur leur ferme et ruine leur récolte
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