Source : Le Devoir
René Richard Cyr l’a martelé durant la conférence de presse qui a précédé la sortie en salle de Nos belles-soeurs, une adaptation de la pièce mythique de Michel Tremblay. « Mon film n’est pas une comédie musicale », a-t-il lancé, précisant que les numéros chantés devenaient pour lui un moteur dramatique plutôt qu’un prétexte à pousser un air.
Or, pour pleinement apprécier la proposition du cinéaste et de la productrice Denise Robert, il faut accepter que l’on se trouve bel et bien dans un musical, avec tout ce que cela implique d’exagérations, de caricatures et d’excès. Car si l’essence de l’oeuvre théâtrale est préservée, on se retrouve ici devant un spectacle dynamique et haut en couleur hautement divertissant, qui met de côté tout souci de réalisme.
Quelque part sur le Plateau Mont-Royal, au début des années 1970, Germaine Lauzon (Geneviève Schmidt), ménagère, mère de famille et amoureuse du bingo, remporte un million de timbres-primes Gold Star. Rêvant déjà aux nouveaux meubles, électroménagers, vêtements et jouets qu’elle pourra se procurer dans le catalogue de la compagnie, elle invite sa soeur, sa belle-soeur et ses voisines à un party de collage de timbres ; liqueurs, chips et bonbons en prime.
Sous les échanges de potins et de confidences en apparence banals, la convoitise bout et fait peu à peu grimper la tension. Chacune à leur tour, les convives glissent des timbres dans leur sac à main. Qu’est-ce que quelques rouleaux dans cette abondance ? Lorsque Pierrette (Véronic DiCaire), la soeur que Germaine a reniée, débarque au milieu de la fête, le
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