Source : Le Devoir
Souvenez-vous. Pendant l’épidémie de COVID-19, l’un des symptômes les plus spectaculaires ressentis par certains malades infectés par le coronavirus était celui de perdre de façon plus ou moins temporaire le précieux sens de l’odorat. Le virus a mis en lumière la grande utilité d’un de nos cinq sens, trop souvent mésestimé, mais qui, une fois inopérant, peut radicalement changer le quotidien des personnes souffrant d’anosmie. Car être privé d’odorat, ce n’est pas simplement avoir droit à des repas fades et sans arômes, c’est aussi l’impossibilité de sentir l’odeur de nos proches et de la nature environnante, qui peut aller jusqu’à nous isoler dans une dépression profonde.
Pour bien comprendre les mécanismes complexes de l’odorat et ses multiples impacts sur nos vies, il faut lire Sentir. Comment les odeurs agissent sur notre cerveau, le nouvel ouvrage plein d’érudition du spécialiste Hirac Gurden. Le neurobiologiste de renommée internationale, d’origine turque, y déchiffre la pléthore de phénomènes olfactifs invisibles qui agissent dans notre masse cérébrale. Parce qu’en matière de sens, tout est à l’origine une question de biologie. « Tout ce qui est vivant a une odeur, et généralement cet être vivant s’en sert pour communiquer. C’est-à-dire que les molécules odorantes sont des médiums de communication utilisés par les plantes et les animaux », nous rappelle l’auteur, également directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique.
Ces centaines de molécules odorantes en apesanteur dans l’air s’infiltrent dans les narines, s’acheminent jusqu’aux cavités nasales, dont les extrémités sont constituées de récepteurs d’odeurs. Ces derniers, situés dans
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