Source : Le Devoir
Fondé en 1996, le programme Rehabilitation Through the Arts (RTA) aide les personnes incarcérées à se réintégrer à la société et à développer de nouvelles compétences, une meilleure estime de soi et une meilleure connaissance d’elles-mêmes à travers les arts. Établie dans six établissements carcéraux dans l’État de New York, l’initiative, basée sur la dignité humaine plutôt que sur la punition, obtient des succès inespérés ; les études démontrent que moins de 3 % des détenus qui y participent font un deuxième séjour en prison, alors que le taux de récidive dans l’ensemble des États-Unis est de 60 %.
Inspirés par les résultats et l’humanité du programme, le réalisateur Greg Kwedar et son coscénariste, Clint Bentley, ont acheté les droits d’un article de la revue Esquire qui relatait la production par une troupe de la prison à sécurité maximale de Sing Sing de la comédie musicale originale Breakin’ the Mummy’s Code.
Conscients de tenir un sujet en or — sujet qui pouvait aussi aisément sombrer du côté du cliché, du sentimentalisme ou du mépris —, les deux complices ont judicieusement opté, dans l’élaboration de leur projet, pour une approche documentaire, rencontrant les participants du programme et ceux interviewés dans l’article, recréant à partir de leur expérience et de leurs récits la trajectoire de la pièce et de ses acteurs, allant même jusqu’à confier des rôles à plusieurs d’entre eux.
Le film qui en résulte — Sing Sing — bénéficie d’une aura d’authenticité frappante, qui témoigne de la relation de confiance établie entre la production et les acteurs,
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





