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«La femme cachée» : itinéraire d’une guérison

Source : Le Devoir

Il y a quelques années, une dame a interpellé le producteur Serge Noël après la projection de l’un de ses films pour lui dire qu’elle aimerait bien que quelqu’un réalise un film sur sa vie. Un sourire en coin, ce dernier lui a répondu que c’était le cas de la plupart des gens, y compris lui-même. Elle l’a donc invité à prendre un café, convaincue qu’il serait soufflé par son histoire.

En effet, le récit était si dramatique, si tragique, presque à la limite du concevable, qu’il lui a fait l’effet d’un coup de massue. Dès lors, la perspective d’en faire un film s’est effectivement imposée. Pendant un an, le producteur et la survivante se sont réunis sur une base régulière, consignant avec détails les différents épisodes de la vie de cette dernière. Il a par la suite confié ces notes biographiques à la scénariste Maria Camila Arias (Birds of Passage, 2018) et au réalisateur Bachir Bensaddek (Montréal la blanche, 2016) pour qu’ils leur donnent vie à l’écran.

Le duo de créateurs en a tiré La femme cachée, un long métrage bouleversant sur la reconstruction intime et familiale d’une femme brisée contrainte d’affronter les démons de son passé.

Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte d’un garçon, Halima (Nailia Harzoune) se sent happée par tout ce qu’elle a tenté de fuir en quittant le sud de la France pour le Québec, abandonnant derrière sans un regard la famille algérienne dans laquelle elle avait grandi. Pour se libérer de ce qui pourrait l’empêcher d’être la mère

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Titre: La femme cachée

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