Source : Le Devoir
À 34 ans, l’escrimeuse Joanna Bathory (Cush Jumbo) devrait envisager la fin de sa carrière. Or, après une longue période de répit à la suite d’un mystérieux incident qui a sali sa réputation, l’athlète rêve plutôt de retourner à la compétition, et de remonter au sommet. Mais à l’approche des Jeux olympiques de Paris, la santé mentale de Joanna est plus fragile que jamais, tout comme sa forme physique et sa technique.
Sous la pression de son mari et entraîneur, Raph (James Badge Dale), elle accepte de tester le prototype d’une nouvelle technologie expérimentale, Halo, qui permet aux athlètes de continuer à s’entraîner pendant leur sommeil, à travers leurs rêves, et d’ainsi abattre des jours entiers de travail en quelques minutes. Durant ces séances d’entraînement nocturnes, l’escrimeuse fait la connaissance d’Elliot (Manny Jacinto), un entraîneur fantomatique créé de toutes pièces par son subconscient. À ses côtés, Joanna perfectionnera ses aptitudes physiques, au détriment de sa santé d’esprit et de son mariage.
La réalisatrice canadienne Nicole Dorsey cultivait des ambitions pour le moins olympiques avec Balestra — son deuxième long métrage après le remarqué Black Conflux (2019) — un récit psychologique et paranoïaque à la Black Swan (2010) flirtant avec une science-fiction impressionniste qui évoque Under the Skin (2013) et quelques classiques des années 1970.
Très réussi sur le plan formel, le film bénéficie d’une direction photo élégante et méticuleuse de Marie Davignon, qui tire parti de la mystérieuse danse s’organisant entre deux escrimeurs, et de ses innombrables zones d’ombre. En créant une palette
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