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Le Chesterfield rouge | Lâcher prise

Paru en premier sur (source): journal La Presse

Il y a parfois de tout petits livres, comme celui-ci, qui réussissent à nous procurer quelques heures de pur plaisir sur un ton tout à fait badin.

Mis à jour à 9h00

L’Albertain Wayne Arthurson est surtout connu chez nous pour ses polars, publiés chez Alire depuis quelques années. Ce roman qui a remporté le prix Arthur-Ellis après sa parution originale en anglais, en 2019, verse plutôt dans l’humour absurde avec son côté pince-sans-rire absolument irrésistible, qui saura plaire aux amateurs d’autres titres publiés chez Héliotrope comme La sainte paix, d’André Marois, ou encore Le fugitif, le flic et Bill Ballantine, d’Éric Forbes.

Le narrateur, M, passe ses journées à sillonner la ville pour distribuer des contraventions aux citoyens qui contreviennent aux règlements municipaux. Il habite avec ses deux frères et mène une vie bien rangée et sans histoires, à la limite ennuyeuse. Dans une rue où il atterrit pour enquêter sur une histoire de vente-débarras qui contrevient au règlement, il est attiré par un fauteuil Chesterfield rouge abandonné dans un fossé. Mais, surprise, il y découvre un pied coupé dans une chaussure et devient l’un des principaux suspects. À la fois déboussolé et exalté par ces évènements qui perturbent son quotidien minutieusement réglé, il multiplie les bourdes, complètement obsédé par le Chesterfield rouge.

Au bout du compte, il devra apprendre à lâcher prise tandis qu’il faudra, de notre côté, accepter que certaines questions demeurent sans réponse en refermant le livre. Car parfois, « c’est correct de laisser aller », comme il dit, et tout simplement se laisser transporter.

Le Chesterfield rouge

Le Chesterfield rouge

Wayne Arthurson (traduit de l’anglais par Pascal Raud)

Héliotrope

186 pages

7,5/10

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Titre: Le Chesterfield rouge

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