Paru en premier sur (source): journal La Presse
Troisième offrande de Timothée-William Lapointe, Une vie bien dormie est une véritable bouffée d’air frais, où l’humour côtoie une imagination débridée.
Mis à jour à 9h00
Divinement drôle, le recueil recense les constats d’un loser autoproclamé de Verdun qui cherche son pouvoir magique dans les rayons d’une épicerie. Qui se dresse comme l’archétype du paresseux heureux, à qui le vent crie « de se trouver une vraie job ».
Pépite d’autodérision, le livre contient des perles, parmi lesquelles une énumération des raisons pour lesquelles il serait peut-être sage d’arrêter de chercher des extraterrestres. « 1. Potentiel facteur de yark très élevé. 2. Excellentes probabilités d’on va toutes mourir. » Les réflexions sur la simplicité, le manque d’ambition et la quête de sens forment la base de poèmes qui, nourris par une galerie colorée de personnages, font rire aux éclats, à la manière d’une blague dont le punch est aussi inattendu que délicieux.
Lapointe parvient à nous offrir une satire aussi tendre qu’acide de la condition humaine, en se jouant des injonctions sociales avec une légèreté déconcertante. Son livre est un hommage à ceux qui refusent la frénésie de la productivité à tout prix, un plaidoyer en faveur du droit à la paresse et à l’oisiveté. De sa plume espiègle, l’auteur nous invite à ralentir et à goûter le plaisir simple d’exister, sans chercher à accomplir quoi que ce soit. Après tout, pourquoi ne pas simplement aspirer à « une vie bien dormie » ?
Une vie bien dormie
Les éditions de ta mère
141 pages





