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«Le don»: hommage à celle qui a tout donné

Source : Le Devoir

Quelque part sur une île qui n’en est pas une, une fillette devenue femme raconte une enfance passée dans la béatitude et le dévouement d’une mère, dans un univers à l’imaginaire, à la lenteur et au rire soigneusement protégés par celle qui donne sans compter et qui ne vit que pour l’enfant qu’elle a mis au monde. Un univers, en somme, béni des désirs et des élans de l’enfance.

« Ton visage m’inonde / je bois / tes rêves / tes trêves / tes heures / tes jeux / ta joie / Que reste-t-il pour toi ? »

Après le sublime recueil de poésie Et arrivées au bout nous prendrons racine (La Peuplade, 2020), Kristina Gauthier-Landry offre un premier roman tissé dans les mêmes teintes claires obscures, plein de cette capacité à accueillir et à absorber le monde et l’amour dans une tranquillité lucide et pleine des tempêtes qui forgent une existence et une plume.

Dans Le don, l’écrivaine, née en 1985 à Natashquan, trace des liens entre différentes générations — la mère, la fille — détaillant dans une langue minimaliste, mais insoumise et poignante, la prégnance des racines dans la découverte de soi et de l’écriture, la prise de conscience du sacrifice et de la nécessité de s’en délester, de prendre le large pour exister et forger son propre chemin.

« Quand j’ai poussé la porte de cette chambre aux murs fraîchement repeints, c’est un nouvel espace qui s’est ouvert en moi.

Un lieu où prendre place.

Le début de l’écriture.

Je ne serai plus jamais seule.

Je serai avec moi. »

En accédant à la poésie, la narratrice donne naissance à elle-même d’abord, puis à celle

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Titre: Le don

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