Source : Le Devoir
Rebecca Makonnen ne se doutait pas de l’ampleur de ce qu’elle allait déterrer en retraçant l’histoire de sa famille et de ses origines, pour son premier projet littéraire, Dans mon sang, qui paraît ces jours-ci en librairie, ni de ce que ces découvertes pouvaient avoir comme conséquences sur son identité et sa vision du monde.
Ces troublantes révélations auraient pu lui faire rebrousser chemin, mais l’animatrice a tenu bon, elle a exposé le fil de sa pensée, a fait s’entrechoquer sa vision avec celles d’autres femmes issues de parcours marginaux, et a poursuivi la démarche de vérité dans laquelle elle s’était engagée, contre vents et marées.
Dans mon sang est d’abord né d’une volonté de rendre hommage à ses parents ; un médecin d’origine éthiopienne, décédé lorsqu’elle n’avait que 2 ans, et une Québécoise ayant grandi à Saint-Quentin dans un petit comté de Restigouche, au Nouveau-Brunswick. « Dix ans après le décès de ma mère, j’ai eu envie de souligner le caractère remarquable et improbable de leur vie ; une façon pour moi de m’assurer qu’ils ne seront pas oubliés. Ce faisant, j’étais toutefois obligée de m’exposer, de dévoiler un secret que je portais depuis longtemps. Mais, je pense que j’étais rendue là, dans ma vie comme dans ma carrière. J’avais un besoin de vérité et d’intégrité. »
Rebecca Makonnen révèle donc dès les premières pages du livre les circonstances particulières de son arrivée au monde. « Un soir, alors que [ma mère] avait rassemblé son courage et sa force pour annoncer à son mari que leur amour était fini,
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