Paru en premier sur (source): journal La Presse
Dans les premières pages de ce tout petit roman, l’Acadienne France Daigle présente ce qui va suivre comme un « livre-fable ».
Mis à jour à 12h00
Un terme qu’elle croit avoir inventé et qu’elle explique tout simplement en nommant Le Petit Prince ou encore Le vieil homme et la mer. « Pour ce que j’en sais, comme tous les autres, ce livre est une rêverie augmentée d’une ruse », écrit-elle.
Entre ses discussions avec ce qu’elle appelle la fable-muse, d’un côté, et ses réflexions inspirées du tableau périodique des éléments, de l’autre, l’écrivaine s’amuse, saupoudrant son texte d’humour et de jeux de mots, parlant même de « travestisme littéraire » pour qualifier ces écrits où elle jongle en parallèle avec la notion d’identité de genre. « Croyez-moi, je n’avais jamais envisagé qu’acquiescer à ma masculinité de genre me conduirait à Dieu ! » Voilà le genre de raisonnement qui parsème ce livre qui respire la liberté — la liberté d’expression, la liberté d’écriture, la liberté d’être qui on veut.
Car peut-être que pour ce retour au roman, son premier depuis qu’elle a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général, en 2012, avec Pour sûr, l’écrivaine a voulu s’accorder le luxe de pouvoir laisser son crayon divaguer à sa guise.
Petit crayon pour faire mine
Boréal
112 pages





