Paru en premier sur (source): journal La Presse
Après s’être intéressée au sort des orphelins français de l’entre-deux-guerres dans Le gosse, Véronique Olmi se penche sur celui des enfants ukrainiens dans Le courage des innocents.
Publié à 1h11
Mis à jour à 16h30
Le roman raconte l’impossible quête d’un militant altermondialiste. Si ce personnage christique exalté peut parfois exaspérer par sa naïveté, on se laisse emporter par son ambition démesurée qui le mènera vers un destin inéluctable.
Ayant appris que son petit frère avait été abandonné par son père, Ben, la jeune vingtaine, fait tout en son pouvoir pour le sortir de l’orphelinat où il a été placé. Une dizaine d’années plus tard, Ben monte sur un coup de tête dans l’autobus menant vers l’Ukraine, où la guerre fait rage. Cette fois, il souhaite sauver les enfants des mains de l’administration Poutine qui veut en faire des citoyens russes.
De sa plume sensible, pudique et poétique, Véronique Olmi décrit le sort des enfants de l’aide sociale en France, coincés dans un système déshumanisant. Par la suite, la romancière évoque l’horreur que vivent les jeunes Ukrainiens, premières victimes collatérales du conflit militaire russo-ukrainien.
À l’instar du cri d’alarme lancé dans Le gosse, l’autrice s’applique à sensibiliser le lecteur à la situation des orphelins dans le monde, rappelant que celle-ci a cours autant à l’étranger que près de nous. Malgré un lyrisme par moments lourd, le roman traduit avec éloquence l’urgence d’agir doublée d’un sentiment d’impuissance face à l’ampleur du drame.
Le courage des innocents
Albin Michel
290 pages





