Paru en premier sur (source): journal La Presse
En anglais, ce 32e roman de Donna Leon s’intitule So shall you reap qu’on pourrait traduire ainsi : on sème ce qu’on récolte. Une référence aux souvenirs de l’inspecteur Brunetti qui se remémore, durant son enquête, les mouvements politiques italiens qui ont marqué sa jeunesse. Et qui sont au cœur de cette intrigue.
Publié à 1h25
Mis à jour à 5h00
Brunetti doit résoudre la mort d’Inesh Kavinda, un immigrant illégal d’origine sri-lankaise. Il s’avère que l’homme habitait depuis quelques années sur la propriété d’une ancienne camarade de classe de l’inspecteur. Cette dernière avait ouvert sa porte à l’immigrant, touchée par sa situation et son histoire.
Comment ce bouddhiste si discret a-t-il pu mourir d’une mort aussi violente ? C’est ce que tentera de comprendre ce cher Brunetti.
Les romans de Donna Leon sont toujours bâtis sur le même modèle, et avec sensiblement les mêmes personnages (outre Brunetti, il y a sa femme Paola et leurs deux enfants, ainsi que ses collègues Vianello et Griffoni, sans compter la très colorée signorina Elettra).
Par contre, l’écrivaine d’origine américaine fait toujours ses recherches pour planter l’intrigue dans l’actualité. Dans ce roman, elle aborde donc l’immigration et les conditions de vie des immigrants illégaux, les gangs de très jeunes délinquants et, en filigrane, comme toujours, les us et coutumes des Vénitiens. Même si elle n’habite plus Venise, l’autrice continue à visiter régulièrement cette ville qu’elle connaît comme le fond de sa poche. C’est ce qui rend ses romans si irrésistibles.
Le palais de l’infortune
Calmann-Lévy
331 pages






