Source : Le Devoir
De nombreux qualificatifs sont utilisés pour décrire Francine Laurendeau, figure importante du paysage de la critique cinématographique québécoise, dans l’ouvrage collectif dirigé par Stéphane Lépine, autrefois un collègue et toujours un de ses fidèles amis. Parmi eux, on retrouve « autorité discrète » et « voix immédiatement reconnaissable ».
Ces mots sont de Robert Daudelin, ancien directeur général et conservateur de la Cinémathèque québécoise, un des 14 membres de ce choeur entonnant une douce mélodie pour décrire « leur » Francine Laurendeau. Celle qui fut une camarade de micro attentive et inspirante, à l’époque de la toujours regrettée Chaîne culturelle de Radio-Canada, comme en témoigne Jean-Claude Marineau. Celle qui a défendu leur film avec sensibilité, se souviennent Jeanne Crépeau et Jennifer Alleyn. Celle qui avait une affection particulière pour les cinémas d’Europe de l’Est, se rappelle Marcel Jean, l’actuel directeur général de la Cinémathèque. Bref, celle qui aime, beaucoup, mais avec un savant mélange d’érudition et de finesse, comme le souligne Martin Bilodeau, ancien critique au Devoir dont la route professionnelle a plus d’une fois croisé la sienne.
Ce sont autant de témoignages qui pourraient ressembler à un éloge funèbre. Or, la fille d’un des illustres rédacteurs en chef du Devoir, André Laurendeau, est encore parmi nous, mais plus tout à fait en ce monde, comme le rappelle son frère Jean Laurendeau à la fin de cet ouvrage. D’où le désir de Stéphane Lépine de lui offrir ce bouquet de fleurs avant les derniers adieux, lui qui a aussi mené avec elle un long entretien — effectué avant
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