Source : Le Devoir
J.P. Chabot enseignait la littérature québécoise au cégep de Rimouski lorsqu’il a fait la connaissance d’Audrey-Ann Bélanger, une étudiante enthousiaste et rieuse, qui a fait son entrée en fauteuil roulant, semblant se dire « que la vie l’attendrait », accompagnée de son chien d’assistance et d’« une preneuse de notes au sourire doux ».
Audrey-Ann, qui vit avec l’ataxie de Friedreich, une maladie neuromusculaire dégénérative qui altère sa proprioception et son élocution, en plus de causer d’importantes douleurs, lui a raconté son histoire, dans le cadre d’un exercice scolaire, en lui disant espérer inspirer les gens. J.P. Chabot lui a suggéré de passer à l’action et d’écrire le récit de sa vie.
Pendant quelques mois, l’écrivain a accompagné son ancienne étudiante dans le processus éditorial, l’aidant à mettre sa pensée en mots. Au fil du temps, une grande relation d’amitié s’est développée entre les deux complices ; relation qui est bien vite devenue le coeur du récit.
Au fil du temps, des événements tragiques, des discussions, des points de bascule ont profondément modifié la teneur du projet et ajouté à la narration des déclinaisons formelles aussi exigeantes que nécessaires.
Ainsi, Voyage à la villa du jardin secret se veut à la fois le compte rendu d’un voyage effectué par les deux acolytes au Costa Rica dans leur volonté partagée de fuir l’hiver, ainsi qu’une mise en abyme de leur travail d’écriture, alors que J.P. Chabot insère au récit des épisodes de lecture à voix haute du manuscrit, commentés en direct par Audrey-Ann Bélanger. À cette colonne vertébrale s’ajoutent l’histoire de
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