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La plume sensible et évocatrice d’Élise Turcotte a une fois de plus conquis le monde littéraire québécois.
L’autrice, reconnue pour son approche introspective et sa maîtrise des récits poétiques, a reçu mercredi le Grand Prix du livre de Montréal pour son roman Autoportrait d’une autre (Éditions Alto).
Déjà lauréate du Grand Prix du livre en 2011 pour Guyana (Leméac), Turcotte entre dans un cercle restreint d’écrivains et écrivaines ayant remporté cette distinction deux fois depuis sa création, en 1965.
Mood Swings, de Frankie Barnet (McClelland & Stewart), Wollstonecraft, de Sarah Berthiaume (Les éditions de ta mère), Roman sans rien, d’Antoine Charbonneau-Demers (VLB éditeur) et Le compte est bon, de Louis-Daniel Godin (Éditions La Peuplade), étaient les autres œuvres littéraires finalistes cette année.
Ce prix s’accompagne d’une bourse de 15 000 $, offerte par la Ville de Montréal, et d’une reliure exclusive réalisée par l’atelier de reliure moderne Delphine Platten, un geste soulignant l’intemporalité de cette œuvre.
Le récit d’Autoportrait d’une autre, empreint d’humanité et de profondeur, a touché le jury par sa capacité à faire dialoguer l’intime et l’universel, un trait distinctif de l’autrice. Avec une grande liberté d’écriture, l’autrice cherche à raviver la mémoire d’une femme dont la vie ne doit pas être oubliée, une enquête qui ne sera jamais véritablement résolue
, a expliqué la présidente du jury, la poète et romancière Carole David.
L’histoire intime et familiale qui s’esquisse croise l’histoire culturelle et intellectuelle des années 60, 70 et 80. Il s’agit d’une exploration de soi très habilement tournée vers l’autre dans une écriture fluide et envoûtante. Une généalogie de la tristesse investie d’un élan vital fait de complicités, d’inquiétude et d’espoir.
Dans Autoportrait d’une autre, Élise Turcotte entremêle une histoire personnelle à celle des grands mouvements intellectuels et culturels des décennies passées. Cette conversation impossible
, comme la décrivent les Éditions Alto, explore les thèmes de l’art, de la folie, de l’exil et de la mémoire.
Sur une belle lancée
Cette reconnaissance s’ajoute à une carrière jalonnée de prix, dont le prix Athanase-David 2024 et le Prix littéraire du Gouverneur général.
Tous les détails sur le Prix sont accessibles en ligne. (Nouvelle fenêtre)










