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«Ces mensonges qui nous lient»: tricoté serré

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Quel titre ! Ces mensonges qui nous lient. On sent déjà là une sorte de provocation. De défi. Non pas que nos vies soient tissées de mensonges, mais quand même, qui ne traîne pas sa part de demi-vérités, prêtes à servir au moindre signal ? Ici, le cadre est cependant tout autre, car il est tout du long question de mensonges solides, concrets et complets. Le type de mensonges qui doivent absolument résister à tout.

C’est que Jack Givins, le journaliste romancier au cœur de cette histoire impossible, est engagé pour écrire des scénarios de vie. Pas pour une série télé, le théâtre ou le cinéma ; non, plutôt pour des gens inscrits au programme américain de protection des témoins. Des gens en danger, des cibles vivantes à qui on promet un nouveau lieu de résidence et à qui on donne une solide nouvelle identité, parfois même un nouveau visage. Et, bien sûr, l’histoire qui va avec.

Le lecteur assiste en direct à l’engagement de Jack, qui se voit presque forcé d’accepter l’offre après la fermeture du journal où il travaillait et quelques romans salués par la critique, mais pas vraiment par le public. Surtout que la proposition n’est pas sans intérêt pour un écrivain et qu’elle se révèle fort bien payée étant donné les urgences financières auxquelles Givins fait face. Même s’il doit promettre la plus totale discrétion sur son nouvel emploi du temps, il décide de jouer le jeu et plonge donc dans la « nouvelle » vie d’un comptable qui vient, lui, d’accepter de témoigner contre

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Titre: Ces mensonges qui nous lient

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