En l’absence de son amoureux, un artiste visuel en voyage, une femme, Alice, s’installe dans leur chalet perché sur une montagne boisée « face au fleuve en route vers sa mer ». Dans une solitude « exquise » et peuplée — arbres, plantes, fleurs, oiseaux et orignaux —, qui l’enrobe « comme un large vêtement cousu de vent », sans eau courante ni électricité, elle égrène pour nous son quotidien, tout en racontant leur rencontre amoureuse, la découverte de ce lieu dix ans plus tôt et l’épisode (pour eux presque béni) du confinement pandémique. Au cœur de sa « forêt-jardin » où elle pratique l’écriture et les expériences horticoles, c’est un sentiment constant d’étonnement qui habite cette urbaine pourtant passionnée : « Je ne sais pas comment j’ai fait pour me retrouver dans un lieu que j’aime autant. » L’autrice de La vie magique (Leméac, 2018) a semé partout dans La société des arbres, robinsonnade contemplative à la trame narrative décousue, une joie contagieuse. Si vous êtes intéressés par la nature, par la beauté et par l’amour, ce livre vous cherche.
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





