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Guillaume Morrissette en séance de signature d'autographes.

Des milliards $ du fédéral pour le transport, sauf au Québec

Un autobus stationné devant le Grand Théâtre, l'hiver.

PHOTO : Radio-Canada

25 milliards $

C’est la somme que les provinces et les territoires du pays pourront commencer à se partager, avec l’entrée en vigueur, mercredi, du nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC). Pour l’instant, le Québec n’a pas sa part du gâteau, car il n’est pas parvenu à s’entendre avec le gouvernement fédéral.

Principales sommes du financement de base distribuées à partir du 1er avril : 

  • Ontario : 2,23 milliards $
  • Colombie-Britannique : 853 millions $
  • Manitoba : 120 millions $
  • Nouvelle-Écosse : 69 millions $
  • Saskatchewan : 62 millions $

Les négociations stagnent

Modélisation 3D du tramway de Québec

Avec son poids démographique, la province pourrait toucher quelque 5,5 milliards $ du FTCC. Or, Québec veut utiliser la somme sans condition, tandis qu’Ottawa souhaite avoir son mot à dire sur ses investissements. De plus, selon nos informations, le lien de confiance du fédéral aurait été ébranlé par des négociations difficiles dans les dossiers du troisième lien et du tramway de Québec.

L’UMQ s’impatiente

La situation exaspère l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui doit déjà composer avec une réduction de 200 millions $ au Programme d’aide au développement du transport collectif, annoncée en janvier par le gouvernement de la CAQ. Sans prendre parti pour le fédéral ou le provincial, le président de l’UMQ les presse de s’entendre.

« C’est une risée partout au Québec. On a besoin de ces sommes-là! On ne comprend pas que, dans certaines provinces canadiennes, l’argent soit déjà dépensé. »

GUILLAUME TREMBLAY

Président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ)

L’heure tourne

Québec et Ottawa doivent absolument s’entendre avant la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin, selon Guillaume Tremblay. Après cette date, le dossier sera relégué aux oubliettes pendant des mois en raison des vacances estivales et de la campagne électorale provinciale à l’automne, dit-il.

Une femme avec un masque marche entourée de nuages noirs.
A close-up of the noose lapel pin worn by far right members of the Israeli Knesset to hearings on the proposed death penalty bill.

PHOTO : (Office of Itamar Ben-Gvir)

International

Loi controversée sur la peine de mort adoptée en Israël

Le ministre israélien d'extrême droite de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir brandit une bouteille d'alcool au Parlement pour célébrer l'adoption d'une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens  reconnus « coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières ».

PHOTO : Associated Press / Itay Cohen

Le Parlement israélien (Knesset) a adopté une loi controversée qui prévoit « la peine de mort pour les terroristes ». En principe, la loi peut s’appliquer à des Israéliens, mais ses détracteurs soulignent qu’elle est taillée sur mesure pour les Palestiniens, car elle vise quiconque cause la mort « avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ».

« À partir d’aujourd’hui, chaque terroriste le saura et le monde entier le saura : quiconque enlèvera une vie, l’État d’Israël lui enlèvera la sienne. »

ITAMAR BEN GVIR

Ministre israélien de la Sécurité nationale

90 jours

En Cisjordanie (territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967), la peine capitale sera prononcée par défaut pour les Palestiniens reconnus coupables d’acte de terrorisme par un tribunal militaire israélien. La loi prévoit la mise à mort dans un délai de 90 jours suivant une condamnation définitive, avec un possible report pouvant atteindre 180 jours.

Les réactions à la loi sont nombreuses :

  • L’Autorité palestinienne accuse Israël de vouloir « légitimer des exécutions extrajudiciaires ».
  • Le Conseil de l’Europe* dénonce un « grave recul » en matière de droits de la personne.
  • Les organisations Human Rights Watch et Amnistie internationale dénoncent une « loi discriminatoire ».
  • Les États-Unis « respectent le droit souverain d’Israël à fixer ses propres lois et sanctions ».

*Le Canada a un statut d’observateur à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, tout comme Israël et le Mexique.

Recours en Cour suprême

Le plus haut tribunal israélien pourrait encore invalider la loi. Après son adoption, l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a demandé à la Cour suprême de l’annuler. Selon l’ACRI, la loi est inconstitutionnelle car le Parlement n’a pas le pouvoir de légiférer pour la Cisjordanie.

Seulement 2 exécutions ont eu lieu depuis la création de l’État d’Israël :

  • Meir Tobianski : militaire israélien exécuté pour traîtrise en 1948, puis réhabilité après sa mort.
  • Adolf Eichmann : officier nazi exécuté en 1962 pour crimes contre l’humanité.

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