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Avant même sa parution, le 10 mars dernier, le premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir, a suscité un tel intérêt auprès des éditeurs internationaux qu’il est devenu le plus grand succès de la maison d’édition du Boréal depuis sa création, en 1963.
Ce roman est un véritable cri du cœur contre l’injustice sociale et un hommage à la résilience de ceux qui traversent les océans en quête d’une seconde chance et de dignité.
L’auteur Thélyson Orélien sera au Salon international du livre de Québec pour accompagner son livre « C’était ça ou mourir ».
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
Bien que la proximité avec l’actualité de la crise migratoire ait suscité un intérêt, c’est véritablement le style et le talent de l’auteur qui ont été déterminants. On se doutait bien que des éditeurs français allaient être intéressés étant donné la qualité du texte. […] et la proximité avec l’actualité
, raconte l’éditeur.
Cela dit, rien n’aurait pu nous laisser penser que l’intérêt serait aussi fort. Vraiment, ça, c’est inattendu!
Si l’auteur n’est pas le premier à aborder le sujet des migrants, l’engouement pour ce roman provient de la qualité stylistique. Dès les premières phrases, on sait qu’on est face à une voix unique, véritablement originale
, mentionne l’éditeur.
Je pense que la grande force du livre, c’est son style et c’est ce talent qu’a Thélyson Orélien pour nous faire voir cette crise des migrants de l’intérieur. […] Il nous permet vraiment de nous sentir dans la peau de ce migrant-là
, mentionne-t-il.
Avant même sa parution, le 10 mars dernier, le premier roman de Thélyson Orélien, « C’était ça ou mourir », a suscité beaucoup d’intérêt auprès des éditeurs internationaux.
Photo : Radio-Canada / Simon LaSalle
À ce jour, Boréal a cédé les droits du livre dans 22 pays. Parmi ceux-ci, on trouve la France, les Pays-Bas, la Norvège, l’Allemagne, l’Italie, la Finlande, le Royaume-Uni et la Turquie.
Il faut savoir que, d’habitude, la plupart des offres d’éditeurs étrangers pour des livres québécois se font après la parution
, explique Renaud Roussel.
Quand on obtient une offre avant parution, on est déjà très contents, c’est exceptionnel en soi. Mais alors là, d’arriver à céder les droits à 20 éditeurs différents avant même que le livre soit en librairie ici, c’est la première fois dans l’histoire des Éditions du Boréal.
Céder les droits revient à octroyer une licence d’exploitation à un éditeur étranger pour qu’il reproduise l’ouvrage. En France, le roman paraîtra à l’automne, vers la fin du mois d’août ou en septembre, aux Éditions Grasset. Pour les pays nécessitant une traduction de l’œuvre, le processus prendra un peu plus de temps. Les premières versions traduites devraient être publiées au printemps 2027.
Partout… sauf aux États-Unis
L’éditeur n’a obtenu qu’un seul refus jusqu’à maintenant et il lui est venu d’une maison d’édition américaine. Un refus qui, selon lui, en dit long tant sur la force de ce livre que sur la situation de ce pays
.
Dans le courriel où elle nous expliquait pourquoi elle souhaitait le publier, l’éditrice nous avouait que le projet n’irait pas de l’avant, car elle n’était pas arrivée à convaincre ses supérieurs. Avec un désarroi évident, elle concluait son message sur ces mots lourds de sens : « Malheureusement, nous n’avons pas le courage de nos convictions »
, raconte-t-il dans un texte paru sur le site des Éditions du Boréal.
Thélyson Orélien et les Éditions du Boréal sont au Salon international du livre de Québec, qui se tient jusq’au 12 avril 2026.










