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Sarah Migneron et Lisa L’Heureux remportent respectivement le prix Trillium du roman francophone pour Maman bleue et le prix Trillium du recueil de poésie francophone pour Haus. Les deux ouvrages sont publiés par la maison d’édition Prise de parole.
Remporter ce prix, ça veut dire que mon livre va toucher un public plus large et ainsi ouvrir les yeux sur les difficultés maternelles
, a réagi Sarah Migneron après l’annonce.
Lisa L’Heureux confirme l’impact de cette récompense qu’elle a déjà remporté en 2019 pour Et si un soir. Ça m’a ouvert plein de portes et permis de faire plein de rencontres littéraires.
Le prix Trillium a été créé en 1987 pour faire connaître l’excellence et la diversité des auteurs ontariens. La récipiendaire du prix dans la catégorie poésie reçoit 10 000 $ et celle de la catégorie roman reçoit 20 000 $.
Le jury, composé Madeleine Stratford, Gabriel Osson et Alex Tétreault, a souligné l’importance de thèmes particulièrement forts cette année.
Dans Maman bleue, Sarah Migneron évoque la détresse d’une femme dans son rôle de mère, malgré l’amour qu’elle porte à ses enfants. Dans Haus, Lisa L’Heureux est inspirée par l’histoire de victimes de féminicides. Elle dénonce ainsi par les vers la violence faite aux femmes et aux personnes marginalisées.
Un thème que Lisa L’Heureux a voulu comprendre à travers la poésie et non le théâtre, elle qui écrit habituellement pour la scène. Je n’avais pas envie de passer par la fiction pour parler de cet enjeu, j’avais besoin de créer une proximité avec le lectorat pour échanger
, avoue-t-elle.
Parmi les autres finalistes, il y avait notamment Sylvie Bérard avec Mes morts jeune (Éditions Prise de parole) et Des silences et des murmures de Maéva Guedjeu (Les éditions l’Interligne), lauréate du prix Alain-Thomas 2026.
Enjeux féminins
Les lauréates des prix en langue anglaise touchent aussi à des thèmes ayant à voir avec la féminité.
Mirwali et Otoniya J. Okot Bitek remportent les prix anglophones.
Photo : Radio-Canada
Hajer Mirwali remporte le prix Trillium du recueil de poésie anglophone avec Revolutions. Dans cet ouvrage, il est question de deux cercles inextricablement liés chez les filles musulmanes : la honte et le plaisir.
Enfin, Otoniya J. Okot Bitek obtient le prix du roman anglophone pour We, the Kindling. L’autrice de Kingston a construit son intrigue autour du récit de trois survivantes de l’Armée de résistance du Seigneur, qui a sévi pendant la guerre civile ougandaise dans les années 1980.







