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«Au bout du chemin»: Adresses à Jacques Brault

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Nous entrons dans le monde de Jacques Brault, dont il faut respecter la lente respiration fervente, ce chant harmonique qui évoque nature et pensée, musique et poésie. À travers jardins et chemins, bien sûr, vers l’isolement vert qui hausse l’âme, qui permet la tranquillité de l’écriture et de la réflexion. Lire ce livre amoureux, c’est prendre la route d’un savoir.

L’œuvre de Brault est considérable par son importance, mais aussi par la quantité même de ce qui en constitue la somme. Les Presses de l’Université de Montréal, sous la direction de Jacques Dumont, ont publié ses œuvres complètes en pas moins de quatre tomes de plus de six cents pages chacun. C’est la prolixité tranquille de ce que ce penseur de l’âme humaine a produit. Ce grand cadeau des œuvres complètes nous permet d’accompagner les auteurs et les autrices des textes qui constituent ces Lettres à Jacques Brault, pas à pas si la passion nous guette.

Louise Dupré nous rappelle les oiseaux que l’une et l’autre aiment dans le murmure de la voix errante, et reconnaît que « dans [la] vision de cet espace intérieur patiemment foré par les possibilités du langage […] » se déploie le « lyrisme veilleur » d’un grand poète. Emmanuelle Brault, sa fille, parle d’une « quête ouverte sur l’inachevé » avec cette « mélancolie » que plusieurs lui reconnaîtront comme fondamentale. Ainsi parle Jacques Brault dans Au bras des ombres : « où tu songeais comme en un pays maternant bénie soit cette maladie qui nom de fleur mélancolie petite bête innocente vénéneuse qui te pénombre

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Titre: Au bout du chemin

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