Source : Le Devoir
Depuis plus de 30 ans, Lawrence Hill bâtit patiemment une oeuvre qui décortique l’histoire et la réalité des personnes noires en Amérique du Nord, et milite pour le développement d’une identité raciale positive.
Après avoir obtenu un succès critique et populaire monstre avec Aminata (Pleine lune, 2011), lauréat du prix Rogers Writers’ Trust Fiction, Le sang. Essence de la vie (Pleine lune, 2014) et Le sans-papiers (Pleine Lune, 2016), l’écrivain canadien fait sa première incursion en littérature jeunesse avec Béatrice et Croc Harry, un récit d’aventures féerique et d’une belle complexité.
Même s’il s’adresse à un public adolescent, Lawrence Hill ne dénature ni n’altère sa pensée et sa mission, abordant, à travers le récit d’une jeune fille qui se réveille seule dans une forêt inconnue, dépourvue de toute forme de souvenir et de conscience identitaire, des notions de justice, d’appartenance, de quête de soi et de guérison.
« Tôt ou tard, un enfant de couleur sera confronté aux attitudes et aux préjugés qui soulignent ce qui le distingue de la majorité. Je crois d’ailleurs que c’est un mythe profondément canadien de penser que les enfants ne remarquent pas les différences. J’ai écrit ce livre, parce qu’il correspond à mes obsessions littéraires, mais aussi pour aider les jeunes à songer à des façons plus acceptables, paisibles et amoureuses de s’intégrer à la société et de surpasser les défis qu’ils vont nécessairement rencontrer. Avec le personnage de Béatrice, qui a été violemment retirée de son milieu, je témoigne également de la migration obligatoire des gens noirs
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