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«Brouillards»: Victor Guilbert et l’inquiétante étrangeté du théâtre

Source : Le Devoir

Il y a quelques mois, l’écrivain Victor Guilbert a quitté la Ville Lumière pour celle qui ne dort jamais. Chaque jour ou presque, il traverse, à quelques jets de pierre de son nouvel appartement, le quartier Times Square et sa mythique avenue Broadway, là où les légendes, comme les rêves, se font et se défont, où les étoiles s’attisent et s’éteignent aussi rapidement que les néons qui bordent les plus grands théâtres du monde.

Pour l’auteur et dramaturge, qui rêvait depuis un moment d’écrire un roman policier dans l’univers du théâtre, l’inspiration ne pouvait être qu’au rendez-vous. « J’aime beaucoup les univers en huis clos, auxquels le théâtre se prête particulièrement bien », indique Victor Guilbert, rencontré dans les bureaux du Devoir lors de son récent passage à Montréal.

« Ce monde est aussi peuplé de personnalités particulières — les comédiens, qui sont dans la lumière, mais aussi l’éclairagiste, le metteur en scène et tous ceux qui sont dans l’ombre — qui permettent de donner un équilibre et de créer une atmosphère efficace. Le théâtre se porte aussi bien au mystère. Je me souviens d’avoir été marqué, à l’adolescence, par l’ambiance inquiétante du roman Le fantôme de l’opéra (1910) de Gaston Leroux, qui est d’une redoutable efficacité. »

Brouillards, troisième roman policier d’une série mettant en vedette l’ancien policier Hugo Boloren, entraîne donc le lecteur dans les coulisses de l’Edmond Theater, un vieux théâtre français hanté par la gloire passée de Sarah Bernhardt et par une réputation de porte-bonheur qui se tarit de première

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Titre: Brouillards

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