On a beaucoup écrit sur les changements climatiques, et on n’est pas près de poser nos crayons. Dans leur essai C’est injuste !, Amélie Chanez et Anne-Marie Le Saux, toutes deux enseignantes de sociologie au cégep Maisonneuve, se sont attardées aux injustices que perpétuent les changements climatiques, afin de « voir les rapports de domination derrière les inégalités environnementales et climatiques ». Des événements récents — entre autres la fonderie Horne, l’affaire du Probo Koala — sont ainsi considérés par le truchement de la pensée de figures éminentes — Ulrich Beck, Hannah Arendt, notamment —, nous permettant de les considérer sous un nouvel éclairage. Les autrices démystifient aussi brillamment des concepts fondamentaux, tels que « le racisme environnemental » et « l’habiter colonial ». On regrette cependant quelques chapitres à l’argumentaire plus relâché, induisant quelques redites, de même que ce chapitre manquant à la table des matières, comme si l’urgence climatique avait bousculé le travail de finition du livre. Il reste que C’est injuste ! incarne un travail de vulgarisation fort bien mené, pulsé par une volonté avouée de bouleverser l’ordre établi.
C’est injuste !
★★★
Amélie Chanez et Anne-Marie Le Saux, Écosociété « Radar », Montréal, 2024, 144 pages
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