Source : Le Devoir
Dans son premier livre, méditatif récit par fragments, l’artiste visuel originaire de Rouyn-Noranda interroge sa propension à se déplacer tout en faisant dialoguer son parcours avec ceux de la peintre canado-américaine Agnes Martin et de l’inclassable créateur britannique Derek Jarman. De Montréal à Noranda en passant par Montbeillard et New York, le narrateur accomplit des allers-retours entre la ville et la campagne, part pour mieux revenir sur ses pas. Il lui arrive de se poser un peu, mais, incapable de rester en place très longtemps, il empoigne ses valises et va voir ailleurs s’il y est. Cette émouvante chorégraphie dans le temps et l’espace soulève des enjeux qui sont à la fois quotidiens et politiques, artistiques et amoureux, environnementaux et amicaux, queers et topographiques. «… entends-tu, peut-être, depuis les différents toits, les balcons fleuris, les ruelles imparfaites, les plages rocailleuses, les plaines infinies, ces voix qui nous disent, peut-être, que tous ces détours en ont valu la peine. »
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





