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Colette Lesage, une pionnière oubliée du journalisme

Source : Le Devoir

Connaissez-vous un procédé pour blanchir et adoucir la peau ? Comment faire disparaître une tache de café ? Que faut-il porter pour un thé dansant ? Comment obtenir une séparation légale ? Comment gérer les finances dans le couple ? Au début du XXe siècle, quiconque, femmes surtout, mais hommes aussi, se posait une question d’ordre pratique sur la mode, la famille, le travail, la santé ou l’étiquette risquait de recevoir invariablement la même réponse : écris donc à Colette.

Colette Lesage, de son vrai prénom Édouardina, travaillait à l’époque pour le journal La Presse, dans lequel elle a tenu, de 1903 à 1956, un courrier du cœur où étaient discutées les préoccupations privées, mais qui s’extrayait en partie du cadre amoureux et marital associé aux sections féminines qui se multiplient à l’époque dans les différents périodiques de la province.

Issue de la première génération de femmes journalistes au Québec, dont elle possède la plus longue carrière, Colette n’obtient pas la même reconnaissance que certaines de ses contemporaines, Robertine Barry et Éva Circé-Côté en tête. Cette situation serait principalement due au fait qu’il n’existe aucun fonds d’archives à son propos, mais aussi à son approche plus conservatrice, qui ne lui permet pas de se hisser aux côtés de pionnières féministes plus célébrées, selon l’historienne et archiviste Maude Savaria, qui a publié à l’automne la première biographie consacrée à la courriériste, Écris donc à Colette.

« Elle évoluait dans des cercles de femmes journalistes, mais n’est pas considérée comme une précurseure d’initiatives en ce sens. Elle n’a jamais présidé d’association,

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