Source : Le Devoir
Les adolescents lisent-ils encore ? Au Québec, les données sont claires : les jeunes interagissent davantage avec les réseaux sociaux et les plateformes médiatiques qu’avec les livres, qu’ils soient offerts sur un support papier ou numérique. Pour pallier ce manque d’intérêt, de nombreuses maisons d’édition jeunesse revisitent leur offre pour proposer des oeuvres courtes, punchées et adaptées à la réalité et à l’hyperconnectivité des jeunes lecteurs.
Lorsque Carole Tremblay est entrée aux éditions La courte échelle, il y a 10 ans, son mandat consistait à développer de nouveaux créneaux dans l’offre de littérature jeunesse. En observant les comportements de lecture des adolescents, elle s’est donné le défi de mettre sur pied une collection qui susciterait l’adhésion de jeunes moins friands de littérature.
Son projet, la collection Micro, dont les trois premiers titres (le collectif S’engager et les romans Coup bas de Laurie Léveillé et Clang ! de Carole Tremblay) ont atterri sur les rayons des librairies cet automne, vise à offrir des oeuvres de fiction courtes et abordant des enjeux actuels, en phase avec le vécu des jeunes. « Je me suis dit que le monologue était une bonne façon d’aborder des thèmes qui touchent directement les jeunes d’aujourd’hui, tout en leur permettant de s’identifier à un personnage qui vit des émotions fortes et contradictoires, comme eux, souligne-t-elle. Sans faire semblant de parler le langage des jeunes dans la rue, nous avons demandé aux auteurs d’introduire une certaine forme d’oralité qui transparaît tant dans le rythme que dans le niveau de langue. »
Pour l’éditrice, ce
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