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Dans «Rien à perdre», c’est jamais sans mon fils

Source : Le Devoir

Virginie Efira peut tout jouer. Avocate tourmentée (Victoria, 2016), dévote (Benedetta, 2021), victime d’acte terroriste (Revoir Paris, 2022) ou prisonnière d’une relation toxique (L’amour et les forêts, 2023), elle transforme tout ce qu’elle touche en or.

C’est particulièrement vrai dans Rien à perdre, de Delphine Deloget, dans lequel une mère affronte l’administration judiciaire afin de récupérer la garde de son fils — une proposition qui, sans la performance impeccable de l’actrice franco-belge, peinerait à s’élever au-dessus du mélodrame.

Sylvie (Efira) s’occupe seule de ses deux fils, Jean-Jacques (Félix Lefebvre) et Sofiane (Alexis Tonetti), à Brest. Une nuit, tandis qu’elle se trouve au bar où elle travaille comme serveuse, Sofiane se brûle la main et le torse au deuxième degré en tentant de cuisiner des frites — son frère n’étant pas rentré à la maison à l’heure prévue.

Alertée par les soignants qui s’occupent du gamin à l’hôpital, l’agence de protection de l’enfance décide de placer Sofiane en foyer, selon un principe de précaution qui vise à écarter les possibilités de maltraitance. Persuadée d’être victime d’une erreur judiciaire, Sylvie se lance dans une bataille acharnée — dans laquelle chaque émotion peut s’avérer un piège — afin de récupérer la garde de son fils.

De ce côté-ci de l’Atlantique, il est difficile d’adhérer à la proposition. Bien que les services sociaux ne soient pas à l’abri d’erreurs tragiques et de maladresses, on peine à imaginer qu’une mère se voie retirer son enfant du jour au lendemain sans plus de cérémonie, qu’elle

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Titre: Rien à perdre

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