Source : Le Devoir
Dans les années 1930, le frère Marie-Victorin, surtout connu comme auteur de Flore laurentienne (1935) et fondateur du Jardin botanique de Montréal, se lie d’amitié avec son étudiante Marcelle Gauvreau. Alimentée par un amour inconditionnel envers Dieu et une fascination sans borne envers la nature et la science, leur relation évoluera en un échange épistolaire passionné, dans lequel ils explorent les désirs et la sexualité humaine, dans ses manifestations physiques et psychologiques.
Correspondance inouïe dans le Québec puritain de l’époque, les lettres échangées par les deux chastes amants — celles de Marie-Victorin ont été publiées en 2018 chez Boréal, suivies de celles de Marcelle Gauvreau, en 2019 — racontent d’abord et avant tout une histoire d’amour aussi étrange que belle, en plus de jeter un éclairage nouveau sur l’histoire érotique et l’histoire religieuse du Québec, ainsi que sur leur héritage.
En plongeant dans ces échanges, le producteur Roger Frappier a su qu’il tenait là un film, dans lequel se côtoieraient romance, érotisme, histoire et science. Pour l’écrire et le réaliser, il a pensé à Lyne Charlebois, avec laquelle il avait collaboré sur le long métrage Borderline, 16 ans plus tôt. Celle-ci a accepté sans hésiter, même si elle n’avait pas travaillé au grand écran depuis cette première expérience — « question de circonstances ».
« J’ai tout de suite été portée par cette histoire d’amour tragique et impossible. J’adore la pièce Cyrano de Bergerac — à laquelle je fais souvent référence dans le film —, dans laquelle des amoureux parviennent à se rejoindre au-delà de
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.






