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En cette période de rentrée, de nombreux parents tentent d’instaurer de bonnes habitudes en matière de temps passé devant les écrans. Voici 10 suggestions de lecture de Raphaëlle Beauregard, de la librairie jeunesse Le Renard perché à Montréal, pour inciter les enfants et les préados à troquer les écrans pour les bouquins.
Ouach!, de Julie Massy et Mathilde Filippi (de 0 à 3 ans)
Le même duo à l’origine du très réussi Oups! récidive avec Ouach!. Ce livre tout en carton est interactif, car le tout-petit est invité à chatouiller une moustache ou encore à appuyer sur une banane bien mûre et à observer la matière peu ragoûtante qui s’en écoule.
C’est un livre drôle, coloré et super ludique.
«Ouach!», de Julie Massy et Mathilde Filippi, est édité par la courte échelle.
Photo : la courte échelle
Qui a gobé Steeve?, de Susannah Lloyd et Kate Hindley (de 3 à 6 ans)
Marcel, l’oiseau, a la fâcheuse tendance à vouloir avaler Steeve, le ver de terre. Et cela ne fait pas l’affaire du narrateur qui essaie de remplir son objectif : expliquer au lecteur la différence entre ce qui est petit et ce qui est grand.
C’est un album super drôle avec une belle surprise à la fin.
« Qui a gobé Steeve? », de Susannah Lloyd et Kate Hindley, est publié par L’élan vert.
Photo : Facebook/L’élan vert
Coup de foudre, de Jean-Baptiste Drouot (de 3 à 6 ans)
Après une longue période de paix, deux royaumes, chacun dirigé par une nouvelle tête couronnée, se préparent à se faire la guerre… sauf que les deux territoires sont séparés par une rivière pleine de crocodiles et que les habitants n’en ont à rien à faire de ces velléités guerrières.
Non seulement c’est très drôle, mais il y a un super punch à la fin. L’histoire ne se finit vraiment pas comme on pourrait le croire en lisant le titre et en voyant la couverture.
« Coup de foudre », de Jean-Baptiste Drouot, est publié aux éditions Les fourmis rouges.
Photo : Facebook/Les fourmis rouges
Vivace, de Gabriel Sabourin (de 4 à 6 ans)
De la rencontre d’une graine et d’un petit insecte, couplée à un événement surnaturel, sort de terre une fleur. Elle se met à grandir à l’infini et part à la découverte du monde ainsi que des humains qui le peuplent.
Édité par La Pastèque, ce grand album est muet, permettant à chacun de donner le sens qu’il souhaite aux images.
L’auteur nous fait une proposition très originale, qui donne à observer et à imaginer plein de choses. Comme il n’y a pas de texte, les tout-petits peuvent découvrir l’album par eux-mêmes.
Le mangeur d’ombres, de Caroline Merola (dès 7 ans)
Publié dans la populaire Collection noire de la courte échelle, ce roman met en scène deux sœurs, Sofia et Aurore, qui assistent à un spectacle de magie.
Lorsque le magicien demande à une personne du public de lui prêter son ombre pour les besoins de son numéro, Aurore se dévoue. Une fois le spectacle terminé, son ombre se met à faire des siennes. Comment peut-elle récupérer son ombre? Érik, un garçon rencontré au spectacle, pourra peut-être les aider.
Mêlant surnaturel et enquête, ce roman, qui parle aussi d’amitié, offre de beaux personnages.
« Le mangeur d’ombres », de Caroline Merola, est édité par la courte échelle.
Photo : Facebook/La courte échelle
Comment sauver des chevaux sauvages, d’Andrée Poulin et de Caroline Lavergne (dès 9 ans)
Retour sur un épisode de l’histoire canadienne avec ce docufiction. En 1960, le gouvernement fédéral veut faire abattre des chevaux sauvages vivant sur une île au large de la Nouvelle-Écosse, car la nourriture y est rare en hiver.
Cette décision suscite une levée de boucliers chez des enfants de tout le Canada, qui envoient des lettres au premier ministre John Diefenbaker pour lui demander de sauver les chevaux.
Andrée Poulin [à qui l’on doit le succès La plus grosse poutine du monde] possède une plume très sensible. C’est un beau livre pour les enfants qui s’intéressent à des sujets sociaux. Il offre un bel exemple du pouvoir de mobilisation citoyenne de la jeunesse.
« Comment sauver des chevaux sauvages », d’Andrée Poulin et de Caroline Lavergne, est édité par Bayard Canada.
Photo : Facebook/Bayard Canada
Impossibles créatures, de Katherine Rundell (dès 9 ans)
Un jour, Christopher, un jeune ado, trouve un bébé griffon égaré que recherche Mal, une jeune fille venant de l’Archipel, un endroit secret où des créatures mythiques se cachent des humains.
Ayant dû fuir son île pour échapper à un assassin, Mal rencontre Christopher et, ensemble, ils se lancent dans un quête afin de protéger l’Archipel en péril.
Cette aventure épique va certainement ravir les amateurs de fantastique. On est dans l’émerveillement, mais aussi dans l’amitié au sein de ce duo improbable que forment Christopher et Mal.
« Impossibles créatures », de Katherine Rundell, est édité par Gallimard Jeunesse.
Photo : Gallimard Jeunesse
Mamie Rocket, de Patrick Wirbeleit et Stephan Lomp (dès 9 ans)
Dans sa maison de retraite, Mamie Rocket s’ennuie. Du jour au lendemain, elle est propulsée sur Ginette Centauri, un poste de commerce intergalactique, et devient justicière de l’espace.
Le problème, c’est qu’il est interdit de tricoter sur Ginette Centauri. Le tricot va alors devenir, pour elle, un acte de résistance, au nom de la liberté.
Une bande dessinée vraiment drôle et super éclatée, qui possède une intéressante dimension sociétale.
L’affaire Petit Prince, de Clémentine Beauvais (dès 11 ans)
Pierre Bayard est déteXtive
privé, c’est-à-dire qu’il enquête sur des classiques de la littérature. Un jour, on fait appel à lui pour élucider un mystère concernant Le Petit Prince, le célèbre roman d’Antoine de Saint-Exupéry.
Cette enquête, menée avec son associée Édith et deux enfants, Minuit-Pile et Bas-de-casse, va se transformer en aventure rocambolesque.
Bien écrit, drôle et intelligent… C’est l’un de nos gros coups de cœur!
« L’affaire Petit Prince », de Clémentine Beauvais, est publié par les éditions Sarbacane.
Photo : Facebook/Sarbacane
Le chant de nos pas, de Katie O’Neill (dès 12 ans)
Kati O’Neill, créatrice de la série de bandes dessinées La société des dragons-thé, aborde la question de l’identité dans Le chant de nos pas.
Empruntant au fantastique, ce livre queer suit un ranger non binaire, qui part en mission sur son cheval ailé. Sa rencontre avec Leone, un jeune berger, va susciter une introspection puis une émancipation.
C’est vraiment un beau roman graphique sur l’amitié et la quête de soi.
« Le chant de nos pas », de Katie O’Neill, est publié par Bliss Éditions.
Photo : Facebook/Bliss Éditions











