Source : Le Devoir
Elizabeth Lemay a remporté, mercredi, le Prix littéraire Janette-Bertrand pour L’été de la colère, publié par les Éditions du Boréal. Il s’agit de son deuxième roman après Daddy Issues, paru en 2022. Née à Montréal en 1990, l’autrice, qui a étudié les littératures de langue française à l’Université de Montréal, travaille en relations publiques.
Le Prix Janette-Bertrand a été créé par le Salon du livre de Montréal, en collaboration avec Télé-Québec et la Société de développement des entreprises culturelles, pour « honorer l’œuvre et l’héritage de Janette Bertrand ». Il est assorti d’une bourse de 5000 $ et récompense des œuvres littéraires québécoises ou franco-canadiennes qui abordent les thèmes de l’égalité des sexes, de l’autonomie des femmes et de la lutte contre les violences de genre.
À propos de L’été de la colère, le jury a déclaré par voie de communiqué : « Dans une écriture fragmentée, directe et sans compromis, Elizabeth Lemay met à nu les rapports entre les hommes et les femmes, expose les mécanismes du patriarcat et les violences qu’il entretient. »
L’ancienne première ministre du Québec Pauline Marois a présidé une fois de plus le jury. Par communiqué, elle félicite l’autrice et souligne la qualité de son roman, « une œuvre puissante et percutante, qui éclaire les dérives d’un monde encore largement conçu par et pour les hommes ».
Les quatre autres œuvres finalistes étaient L’embouchure, de Myriam de Gaspé (Les herbes rouges), Le sexe du pouvoir. Politique au féminin : élues et ex-élues brisent le silence, de Jocelyne Richer (La Presse), Même pas morte, de Geneviève Rioux (Stanké) et Presque vierge, de Josée Blanchette (Druide).
Le jury était, comme pour la première édition, composé de l’éditrice et bibliothécaire Vanessa Allnutt, de l’étudiante en littérature Jeanne Boivin, de l’animatrice et chroniqueuse Vanessa Destiné et du libraire Philippe Fortin.
Rappelons que c’est Marie-Hélène Larochelle qui s’est vue décerner l’an dernier le premier Prix littéraire Janette-Bertrand pour Toronto jamais bleue (Leméac).
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





