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«Et la fête continue !»: choisir l’espoir

Source : Le Devoir

Robert Guédiguian a l’habitude de situer l’action de ses films à Marseille, oscillant tour à tour entre tragédie et comédie. En 2019, le bouleversantGloria Mundi laissait toutefois croire que le triomphe du capitalisme et du chacun-pour-soi — contre lesquels le cinéaste français s’indigne depuis le début de sa carrière — avait eu raison de son optimisme. Or, on ne milite pas pendant plus de quarante ans sans être de temps en temps revigoré par les victoires, aussi petites soient-elles.

C’est ce qui est arrivé au réalisateur lorsqu’un drame — l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, en 2018 à Marseille — a mené à une mobilisation citoyenne sans précédent et à l’élection, pour la première fois en 25 ans, d’une coalition de gauche à la mairie.

Pour son vingt-troisième film, Et la fête continue !, le cinéaste s’est librement inspiré de ces événements pour s’attarder au rapport que nous entretenons aujourd’hui avec l’engagement politique, se servant de l’effondrement et du vide comme point de départ pour réinventer nos existences et les récits qui façonnent nos sociétés — le buste d’Homère occupe par ailleurs une place symbolique dans l’histoire.

Rosa, 60 ans, infirmière et cheffe de famille, est pressée de devenir tête de liste de la gauche marseillaise, à l’approche d’une élection déterminante. À l’aube de sa retraite, bercée de désillusions, elle trouve dans un amour naissant, la vitalité de ses proches et la puissance de l’art la force de mettre ses rêves en marche.

Autour d’elle se déploie une joyeuse galerie de personnages — un

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Titre: Et la fête continue !

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