Source : Le Devoir
Certains auteurs semblent immortels, d’autres sombrent dans l’oubli. Après un temps, qu’en reste-t-il ? Dans sa série mensuelle Faut-il relire… ?, Le Devoir revisite un de ces écrivains avec l’aide d’admirateurs et d’observateurs attentifs. Depuis les années 1920, la littérature anglaise a un goût de miel grâce au poète, dramaturge et romancier Alan Alexander Milne (1882-1956), inspiré par un animal dont son fils unique s’est entiché. Et des millions de lecteurs à sa suite.
Ses aventures ont été traduites en 33 langues, dont en latin et en serbo-croate. Sa bouille est reconnaissable aux quatre coins de la planète, dont au Japon où on lui voue un véritable culte. Il aura bientôt 100 ans, mais n’a perdu ni son espièglerie ni son tour de taille.
Plusieurs auront reconnu Winnie l’ourson, figure légendaire de la littérature jeunesse anglaise, savant mélange de candeur, d’étourderie et d’anxiété plus ou moins dissimulée. Mais il peut toujours compter sur ses amis de la Forêt des rêves bleus pour se tirer du pétrin, même s’il a parfois du mal à retenir la leçon.
Cette figure emblématique de l’enfance, on la doit en partie à Alan Alexander Milne, fils de bonne famille dont le père est directeur d’école (l’écrivain H. G. Wells y enseigne et sera l’un des professeurs du jeune Milne), étudiant plus tard les mathématiques au Trinity College de Cambridge. Or, élève pas toujours appliqué, Milne rêve de devenir écrivain, prêtant sa plume à des publications étudiantes et au magazine satirique Punch. C’est d’ailleurs là que l’on peut admirer les dessins
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