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«Hôtel Silence»: un chemin convenu vers la lumière

Source : Le Devoir

Jean, un quinquagénaire rongé par un vague à l’âme auquel il ne voit plus d’issue, décide de s’envoler vers un pays dévasté par la guerre dans l’objectif d’y mettre fin à ses jours, et de protéger le plus possible sa fille des conséquences de son geste. Dans cette contrée anonyme, il fait des rencontres qui le feront passer, dans les mots de Léa Pool, « de solitaire à solidaire » et qui donneront un sens nouveau à son existence.

Ainsi, en entendant les récits d’Ana et de Zoran, déterminés à redonner vie à l’hôtel dont ils sont propriétaires, et en partageant le quotidien d’un petit garçon hanté par la guerre, Jean mettra ses outils et son savoir-faire au service d’une reconstruction qui pansera tant ses cicatrices que celle d’un village entier.

Même s’il s’agit d’une adaptation d’un roman de l’Islandaise Auður Ava Ólafsdóttir (Ör, 2018), Hôtel Silence entraîne le spectateur en terrain connu en ce qui a trait à l’univers de Léa Pool. Le film, qui sonde les errances intérieures qui mènent à la renaissance, rappelle certaines de ses oeuvres les plus intimes, de La femme de l’hôtel (1984) à Emporte-moi (1999) en passant par À corps perdu (1988).

Le résultat, bien qu’un peu appuyé et un brin sentimental, offre tout de même plusieurs moments de grâce, portés, malgré ce qu’ils peuvent avoir de cliché, par les messages et les bonnes intentions qui pavent le récit. Ainsi, l’importance de la rencontre, de la solidarité, de l’ouverture à l’inconnu donne ici lieu à

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Titre: Hôtel Silence

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