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Les lauréats et lauréates des Prix littéraires du Gouverneur général ont été dévoilés mercredi. L’écrivaine québécoise Katia Belkhodja s’illustre dans la catégorie Romans et nouvelles pour son livre Les déterrés, alors qu’Éric Noël est récompensé dans la catégorie Théâtre avec son œuvre coup de poing Ces regards amoureux de garçons altérés.
Katia Belkhodja est née en Algérie, où elle a grandi jusqu’à l’âge de neuf ans avant d’immigrer au Québec avec sa famille. La résidente de Brossard s’est inspirée de l’histoire de sa famille pour raconter dans son troisième roman celle de Rym, une jeune Algérienne qui s’exile au Québec avec ses cousines après la guerre civile.
Les déterrées, qui traite de colonisation, de déracinement et de résistance, est également en lice pour le Prix Radio-Canada Caroline Dawson, qui sera remis le 21 novembre prochain à l’occasion du Salon du livre de Montréal.
Avec Les déterrées, Katia Belkhodja nous offre une fresque foisonnante, un récit titanesque plein de vie, de lumière et d’humour qui exhume les histoires, petites et grandes, des tentatives d’effacement
, a écrit le comité d’évaluation par les pairs de la catégorie Romans et nouvelles.
Katia Belkhodja offre, avec Les déterrées, un savoureux roman choral s’enracinant en Algérie et au Québec.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
Victoires de Stéphane Laporte et Éric Noël
Il y a dix ans, au Festival du Jamais Lu, Éric Noël se mettait à nu en livrant un solo intitulé Ces regards amoureux de garçons altérés. Dans ce texte au caractère autobiographique, le dramaturge parlait pour la première fois de ses défis en lien avec le chemsex (sexualité sous drogues).
Le texte de la pièce, qui a été présentée à nouveau au Théâtre Prospero et publiée aux éditions Leméac cette année, s’est démarqué dans la catégorie Théâtre.
Ce monologue au souffle exalté incarne habilement par sa structure circulaire la spirale de la dépendance, tout en ouvrant des brèches de lumière. Incisif et sublime, ce texte d’une généreuse sincérité résonne longtemps après sa lecture
, a écrit le comité d’évaluation par les pairs.
Le dramaturge Éric Noël
Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa
L’auteur, concepteur et réalisateur Stéphane Laporte s’est de son côté illustré dans la catégorie Littérature jeunesse – Livres illustrés pour la bande dessinée Un cadeau de Noël en novembre, illustrée par Jacques Goldstyn.
L’autrice Laurie Léveillé a fait de même dans la catégorie Littérature jeunesse –Texte pour Coup bas, un livre destiné aux jeunes de 14 ans et plus qui traite d’amitié, d’agression et de vengeance.
Paul Chanel Malenfant primé, trente ans après Fleuves
À 75 ans, l’écrivain et professeur québécois Paul Chanel Malenfant a remporté les honneurs dans la catégorie Poésie avec son recueil Au passage du fleuve, qui fait écho à Fleuves, un recueil qui lui avait valu en 1997 plusieurs prix.
La psychiatre et écrivaine Ouanessa Younsi a de son côté remporté les honneurs dans la catégorie Essai avec son ouvrage Soigner, écrire, qui fait la passerelle entre sa pratique de la psychiatrie et sa pratique littéraire.
Finalement, les autrices Sylvie Bérard et Suzanne Grenier ont remporté un prix dans la catégorie Traduction pour Les sœurs de la muée, traduction française du livre The Tiger Flu (2018) de Larissa Lai.
Sylvie Bérard et Suzanne Grenier répondent au défi colossal de recréer le thriller biopunk de Larissa Lai dans cette traduction captivante, qui se démarque par son souci du détail et une inventivité jouissive
, a écrit le comité d’évaluation par les pairs de cette catégorie.
L’écrivain rimouskois Paul Chanel Malenfant est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages.
Photo : Gracieuseté du Noroît/Clément Brillant
Sur les 70 œuvres finalistes, sept livres se sont également démarqués dans le volet anglophone des Prix littéraires du Gouverneur général : Small Ceremonies (Kyle Edward), Wellwater (Karen Solie), Rise, Red River (Tara Beagan), How To Survive a Bear Attack (Claire Cameron), Tig (Heather Smith), This Land is a Lullaby (Tonya Simpson, Delreé Dumont) et Uiesh/Somewhere, traduction d’une œuvre de Joséphine Bacon signée Jessica Moore.
Les écrivaines, écrivains, traductrices, traducteurs, illustratrices et illustrateurs dont les livres ont été sélectionnés comme gagnants dans chaque catégorie reçoivent un prix de 25 000 $.
Les maisons d’édition des livres gagnants reçoivent 3000 $ pour en faire la promotion, tandis que les finalistes reçoivent un prix de 1000 $.










