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Kev Lambert dans les sentiers de l’enfance

Source : Le Devoir

Kev Lambert aborde la littérature comme d’autres entreprennent une expérience ou un projet de recherche, pigeant dans le travail de ses prédécesseurs pour émettre des hypothèses, se fixer des objectifs, faire s’entrechoquer les ambivalences et déployer tout le potentiel d’une idée.

Cette approche scientifique pourrait déboucher sur un résultat aride et peu accessible. Or, il n’en est rien. L’écrivain originaire du Lac-Saint-Jean plonge avec la sensibilité d’un artiste dans la vie intérieure de ses personnages, livrant des portraits humains qui impliquent, à la lecture, tant le coeur que l’esprit.

Cela n’a jamais été aussi vrai que dans Les sentiers de neige, son quatrième roman, dans lequel il explore l’imaginaire et les vertigineuses montagnes russes émotionnelles qui caractérisent l’enfance.

On y fait la rencontre de Zoey, un jeune de 8 ans qui voit ses vacances de Noël assombries par la récente séparation de ses parents. En compagnie de sa cousine préférée, Émie-Anne, l’enfant fuit cette famille de laquelle il se sent si étranger pour se lancer dans les sentiers inquiétants et exaltés de l’imagination, à l’abri des codes, des normes et des contraintes imposées par le monde adulte.

Main dans la main, les deux gamins se lanceront à la poursuite d’une créature masquée et effrayante qui les entraînera dans un dédale de dangers, de défis périlleux et de remises en question, à la rencontre de leur inconscient.

Mettre le traumatisme en récit

C’est d’abord une réflexion sur le traumatisme en littérature qui a donné naissance à ce récit magique et mystérieux, mais

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